Étiquetage INCO : les 7 erreurs les plus fréquentes sur les étiquettes alimentaires
Le règlement INCO (UE 1169/2011) encadre l'information du consommateur sur les denrées alimentaires : liste d'ingrédients, allergènes, valeurs nutritionnelles, origine, mentions obligatoires. En pratique, la plupart des non-conformités relevées lors des contrôles ne viennent pas d'une méconnaissance du règlement, mais d'une donnée produit mal maîtrisée.
Voici les sept erreurs que nous rencontrons le plus souvent — et le point commun qui les explique presque toutes.
1. Allergènes non mis en évidence dans la liste d'ingrédients
Les 14 allergènes à déclaration obligatoire doivent être mis en évidence typographiquement (gras, capitales) dans la liste d'ingrédients elle-même. Une mention « contient : gluten » séparée ne suffit pas. L'erreur classique : un ingrédient composé dont l'allergène n'est pas ressorti (l'œuf caché dans une sauce, le lactosérum dans un arôme).
2. Liste d'ingrédients dans le mauvais ordre
Les ingrédients doivent être listés par ordre pondéral décroissant, calculé au moment de la mise en œuvre. Après trois reformulations successives, si l'étiquette n'a pas suivi la recette, l'ordre est faux. C'est l'exemple type de la dérive entre recette réelle et étiquette imprimée.
3. Valeurs nutritionnelles qui ne suivent pas les reformulations
Chaque changement de matière première ou de dosage modifie la déclaration nutritionnelle. Quand le calcul est fait dans un tableur détaché de la recette, personne ne le relance systématiquement — et l'écart entre valeurs déclarées et valeurs réelles dépasse les tolérances admises.
4. QUID manquant ou faux
Dès qu'un ingrédient est mis en avant (nom du produit, image, allégation), son pourcentage doit figurer dans la liste d'ingrédients. Un « cookie aux pépites de chocolat » sans pourcentage de pépites est non conforme.
5. Origine non déclarée quand elle est requise
L'origine de l'ingrédient primaire doit être précisée quand elle diffère de celle suggérée par l'étiquette. Un changement de sourcing en cours d'année — fréquent avec les tensions d'approvisionnement — peut rendre l'étiquette existante non conforme sans qu'aucune équipe ne l'ait décidé.
6. Mentions obligatoires illisibles
Taille de caractère minimale (1,2 mm pour la hauteur de x), contraste suffisant, champ visuel unique pour certaines mentions : autant de contraintes typographiques qui se perdent lors des refontes graphiques si la contrainte réglementaire n'est pas transmise au studio.
7. Traductions non alignées entre marchés
Le même produit vendu dans plusieurs pays doit porter une information équivalente dans chaque langue. Quand chaque filiale gère son étiquette dans son coin, les versions divergent au fil des mises à jour.
Le point commun de ces sept erreurs : l'étiquette est déconnectée de la donnée produit. Quand la liste d'ingrédients, les allergènes et les valeurs nutritionnelles sont générés automatiquement depuis la recette — comme le fait crumble-ai — l'étiquette suit la formulation par construction, dans toutes les langues, et chaque écart est bloqué à la source.
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